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Ecriture et écrivains

On entend souvent dire que notre époque est celle de l’image : photo, cinéma, publicité, télé poubelle ; toutes se battent sans répit pour savoir laquelle est la plus belle.

Or, le texte est bien présent lui aussi, avec moins de froufrou peut-être – quoique, ce est pas dis – et avec plus de chichis sans doute – certes, hélas, ô oui ! Malheureusement celui-ci n’est que trop peu apprécié, et c’est fort dommage, car bien affiné, il peut pourtant être délicieux comme un vieux fromage.

Certaines personnes s’inquiètent déjà et se demandent s’il existe encore aujourd’hui des jeunes qui lisent des livres de plus de dix pages. D’après certaines prédictions, il apparait même que d’ici à deux ans, nous ne lirons plus que de très courts messages, d’à peine trois ou quatre caractères seulement. Ainsi, la grammaire, la rhétorique et le vocabulaire pourraient disparaitre ces prochains jours, avec le lynx d’Espagne, l’anguille d’Europe et l’albatros des Galapagos.

Constat alarmiste ? Délire réaliste ? Le texte a-t-il vraiment si mauvaise presse ? L’image de l’image est-elle tellement mieux ? Comment ne pas désapprendre à lire demain plus qu’hier ? Quels sont les facteurs associés à l’écriture ? Doit-on redouter son éventuelle disparition ? C’est à ces question que nous allons essayer de répondre ici avec tout le sérieux que cette tâche requiert.

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Interdiction de penser au volant

1024_772989_1411997_6144_4096_10C492-030Image originale sur eblog.mercedes-benz-passion.com

Une société d’amis de la sécurité routière propose un texte de loi visant à interdire toute pensée au volant. Des bonnets qui permettraient de contrôler le cerveau pourraient être installé sur les ceintures de sécurité et rendus obligatoires avec elles. Dans l’éventualité où le conducteur aurait une activité qui n’implique pas les aires cérébrales destinées à la conduite, une violente secousse électrique lui serait envoyée pour lui rappeler d’éviter d’être distrait ou absorbé pendant plus de 500 millisecondes. ■

Hamster volant

Un hamster géant a volé deux Picasso au Louvre très tôt ce matin. L’animal était dressé pour attaquer si l’on cherchait à l’arrêter – ce que personne n’a pris le risque de faire. Le rongeur a pris la fuite avec les oeuvres dans les joues. Les vétérinaires arrivés trop tard sur les lieux ont conclu que cet hamster a probablement rejoint ses maîtres pour célébrer son larcin autour d’une bière et de quelques graines. Les experts affirment qu’un tel dressage est facile à réaliser, car ces animaux ont tout naturellement tendance à stocker des aliments dans leurs joues; il suffit donc de leur faire croire que des tableaux sont une sorte de nourriture. Étant donné que ce type de technique pourrait être réalisé avec plus ou moins tout et n’importe quoi, les autorités sont très inquiètes. A ce propos, Ça presse risque très gros en diffusant cette information supposée rester secrète pour ne pas inciter au crime. ■

L’horreur horrible

Cette histoire vraie est inspirée de la fiction et raconte l’indicible horreur horrible arrivée il y a quelques heures non loin de là.

Un décor planté comme un couteau dans le dos

C’est avec surprise que la nouvelle est tombée ce matin, comme un couperet grinçant dont le bruit strident a réveillé brutalement les villageois endormis ; comme un couplet discordant, qui amène toujours le même refrain de terreur – la mort, le crime, l’horreur. C’est dans le sang et les pleurs que nous relatons ici ces faits ineffables.

Tout s’est déroulé dans un petit quartier sans histoire (mise à part celle-ci, NDLR), au sein duquel vivait une voyante dont les rêves prémonitoires furent fort longtemps mésestimés. A tort. En effet, la vieille femme, la veille du drame, avait vu en songe des corbeaux décharnés vomissant des tripes vermeilles sur de la neige immaculée. En se réveillant, elle avait tout de suite pensé à Méphisto* Continuer la lecture de L’horreur horrible